Anna Karenine, Léon TOLSTOÏ

Anna_KarenineSynopsis :

«Chaque fois que Vronski lui adressait la parole, un éclair passait dans les yeux d’Anna, un sourire entrouvrait ses lèvres ; et, si désireuse qu’elle parût de la refouler, son allégresse éclatait en signes manifestes. « Et lui ? » pensa Kitty. Elle le regarda et fut épouvantée, car le visage de Vronski reflétait comme un miroir l’exaltation qu’elle venait de lire sur celui d’Anna.»


La 1ère idée qui me vient c’est : « J’en suis venue à bout ». Il ne m’a pas déplu du tout, j’ai même plutôt beaucoup apprécié. J’en garde le souvenir d’un livre qui foisonne de thématiques différentes mais c’est la psychologie des personnages qui est particulièrement intéressante. Donner un avis sur un tel roman n’est pas l’exercice le plus facile, pas uniquement par sa densité.

J’aime toujours terminer sur une note positive donc parlons d’abord des choses qui m’ont dérangées.

Tout d’abord les multiples noms donnés aux différents personnages qui complexifient la lecture ! Sur un livre aussi dense, un peu plus de simplicité aurait été la bienvenue ! La lenteur de certains passages, certaines descriptions lourdes et ennuyeuses n’ont rien fait pour arranger les choses.

Ensuite, TOLSTOÏ reste très centré sur la bourgeoisie et la noblesse russe du XIXème siècle, leurs fastes, leurs fêtes, leurs préoccupations.  C’est le monde dans lequel il a toujours évolué, on lui pardonnera, les auteurs nous parlant souvent que des sujets qu’ils connaissent et avec lesquels ils sont les plus proches.

Enfin, je m’interroge sur le titre du livre puisque Anna Karenine n’est pas le personnage central du roman au regard des 3 couples qui en forment le socle. Elle n’est pas non plus celle à laquelle je me suis le plus attachée. Même si j’ai pu être parfois impressionnée par la force de caractère d’Anna, Lévine reste à mes yeux celui qui possède de loin le plus de qualités humaines. Quant à l’immaturité de Kitty, à laquelle nous pouvons rajouter une bonne dose de jalousie, son personnage m’a particulièrement agacée.

La psychologie et les multiples nuances des différents protagonistes  constituent la force du roman de TOLSTOÏ. Il a réussi à rendre chacun de ses personnages très réalistes. Leurs questionnements et préoccupations, leur recherche d’idéalisme sont pour la plupart les mêmes que ceux que nous pouvons ressentir au quotidien. Même si le livre était long, aidé par des descriptions et argumentaires sur l’agronomie par exemple amenés dans le récit de façon particulièrement indigeste je n’ai pas le sentiment d’avoir perdu mon temps dans cette lecture et j’ai apprécié retrouver le récit à chaque fois que je reprenais le fil de ma lecture. Ce n’est cependant pas pour autant que je m’attellerai à la lecture de « Guerre et paix ». Autant je peux apprécié une fresque sentimentale et  romantique, autant j’éprouve une véritable aversion pour les récits de guerre.

 

 

 

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s