Virgin suicides, Jeffrey EUGENIDES

indexSynopsis :

 » Jeunes, belles et fragiles, les cinq filles Lisbon se suicident en l’espace d’une année. Difficile de comprendre ce qui se passe derrière les murs de la villa familiale : un  quotidien étouffant, une mère plus sévère que les autres, une folie contagieuse… Des garçons du quartier, effrayés et fascinés, observent les filles s’effondrer une à une. Devenus adultes, ils s’interrogent encore. »


Ce livre, c’est une fresque de la middle class américaine des années 1970 au sein d’une bourgade du Michigan avec ses maisons bien alignées le long de rues droites bordées de haies bien taillées. Dans l’une de ces maisons vit la famille Lisbon et particulièrement 5 filles, Thérèse, Mary, Bonnie, Lux et Cécilia, le père, professeur de mathématiques au sein de leur collège et la mère, femme au foyer.

Une année, Cécilia, la plus jeune fait une tentative de suicide qui échoue. Afin de fêter son retour de l’hôpital, ses parents décident d’organiser une soirée en son honneur. La jeune fille, qui semble pourtant s’amuser, s’absente et profite de ce moment d’inattention de ses parents pour se défenestrer. Elle meurt empalée sur les grilles du jardin familial.

Un an plus tard, le jour anniversaire du suicide de Cécilia, les 4 soeurs orchestrent leur propre suicide.

Ces filles ont été l’objet d’une fascination sans borne de la part de deux adolescents qui passaient leur temps à les espionner et à fantasmer à leur sujet du haut de leur cabane perchée dans un arbre. Vingt ans plus tard ils restent fascinés par ce drame familial et tentent d’en comprendre les raisons.

Hormis le carcan familial très strict au sein de cette Amérique puritaine dans lequel les jeunes filles évoluent, combiné aux tourments de l’adolescence, l’auteur n’a pas réussi à me faire comprendre leur désespoir dans ce geste fatal. Le suicide de Lux reste peut-être le plus cohérent à mes yeux mais l’auteur survole un peu trop celui la psychologie des autres soeurs pour expliquer leur geste.

Mais c’est bien la seule critique que je formulerai à l’égard de ce roman. Jeffrey EUGENIDES dispose de cette capacité à créer une ambiance bien particulière, un peu laconique et fataliste dans ses romans. Je me suis sentie tout à côté des garçons, à espionner les moindre faits et gestes de cette famille si particulière afin de pouvoir comprendre les raisons de leur geste. Puis comme eux, je reste sans réponse.

Je ne manquerai pas de regarder de nouveau le film de Sofia COPPOLA, extrêmement fidèle à l’histoire et au ton donné par EUGENIDES pour essayer de comprendre, de nouveau, ce qui pouvait bien animer ces 5 soeurs. Excellent film, à voir et à revoir.

Publicités

2 réflexions au sujet de « Virgin suicides, Jeffrey EUGENIDES »

  1. D’ordinaire je te dirai de voir le film et de lire le livre après. Ici c’est un peu particulier et ça tient beaucoup à la forme d’écrit de Eugenides qui est très descriptif, quasiment sans dialogue. En fait peu importe. J’ai vu le film 2 fois et lu le livre après, tous les 3 à intervalle assez éloigné dans le temps et le film est extrêmement fidèle au livre parce qu’il laisse cette capacité à l’être. L’écriture d’Eugenides est un peu particulière, tout le monde n’y adhère pas, c’est peut-être pour cette raison que certains ont préféré le film. Tente donc le livre avant et regarde le film après.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s