Tess d’Urberville, Thomas HARDY

ImageSynopsis :

« Jeune paysanne innocente placée dans une famille, Tess est séduite puis abandonnée par Alec d’Urberville, un de ses jeunes maîtres. L’enfant qu’elle met au monde meurt en naissant.
Dans la puritaine société anglaise de la fin du XIXe siècle, c’est là une faute irrémissible, que la jeune fille aura le tort de ne pas vouloir dissimuler. Dès lors, son destin est une descente aux enfers de la honte et de la déchéance. »


En littérature classique anglaise, je connaissais jusqu’alors les sœurs Brontë, Jane Austen et Charles Dickens mais n’avais jamais eu la curiosité de lire du Thomas Hardy. Il aurait été dommage de passer à côté d’un tel chef-d’oeuvre !

Tess d’Urberville fait partie de ces livres qu’il est difficile d’oublier. Amateurs de happy end, passez votre chemin ! Ce livre, dénonce le poids de la religion, l’hypocrisie de la société du 19ème et les différences de traitement entre hommes et femmes qui sévissaient alors. Il fait d’ailleurs partie des ouvrages censurés de l’époque, dressant un portrait sans complaisance des hommes.

Le style est conforme à celui des auteurs anglais contemporains à Thomas HARDY, très poétique, et avec une part de suggestivité très subtile, de sorte que le lecteur ne ressent aucune ambiguïté au fil de sa lecture.

 C’est l’histoire de Tess, jeune et pauvre paysanne qui n’a reçu que peu d’éducation et qui se voit sacrifiée sur l’autel des conventions religieuses et sociales de l’époque. Son père est un ivrogne notoire qui la pousse dans les bras d’un homme, uniquement motivé par l’appât du gain, et sa mère une femme qui n’a jamais estimé nécessaire de préparer Tess à la vie.

Le 1er homme qui croise sa route est Alexandre d’Urberville (Alec), son vil cousin et le fils d’un homme qui a racheté le nom des d’Urberville pour se donner une consistance. Subjugué par la beauté de Tess, il la séduit et abuse d’elle exploitant ainsi sa naïveté. S’ensuit une liaison éphémère mais Tess finit par le quitter. Alec ne fera rien pour la retenir, l’abandonnant à son triste sort mais ignorera tout de sa grossesse. Le petit garçon qu’elle mettra au monde ne vivra qu’une semaine.

Angel Clare, rencontré au sein d’une laiterie, va définitivement sceller le destin de Tess. Fils d’un pasteur, c’est un homme très pieux dont la vie est dictée par la religion et la haine des grandes familles dont Tess est une des descendantes. Il mettra Tess sur un piédestal, ignorant tout du drame personnel qu’elle a vécu.Tess, très éprise d’Angel, s’estime inférieure et hésitera d’ailleurs longtemps avant d’accepter sa demande en mariage. Elle finira par l’accepter sur un malentendu. La chute est d’autant plus rude pour lui lorsqu’il apprendra le lourd passé de Tess. Fier et obtus, il ne peut se résoudre à occulter ce passé et préférera abandonner sa femme plutôt que de divorcer.

Tess, c’est l’histoire d’une héroïne qui a vécu sous le poids de la culpabilité toute sa vie et qui accepte son destin tragique en courbant l’échine et faisant preuve d’une abnégation hors du commun.

Dès lors que l’on pense que les choses vont finir par s’arranger, Thomas Hardy emmène son héroïne encore plus bas que les fois précédentes. Ce livre est une succession de petits bonheurs, désillusions et grands malheurs, ponctués de rebondissements, jusqu’à la chute finale.

 Dans la foulée de ma lecture, j’ai regardé le film adapté par Roman Polanski en 1979, qui retrace le livre avec une grande justesse.

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